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Livre d'or

1 message(s) dans le livre d'or

  • sophie dubey
  • Le 31/01/2018

Bonjour monsieur le médecin,

Jusqu'à une date récente, j'ignorais votre existence; par hasard, je vous ai découvert à travers les mardis de l'innovation, et l'exposé sur Oracle; par la suite, j'ai trouvé une page sur l'installation Lipod, et je me suis dit que vous étiez un personnage singulier et innovant, ce qui a retenu mon attention. On peut mesurer le chemin parcouru entre la phase de conception et sa réalisation, ce qui laisse à penser un caractère opiniâtre et positif; à mon sens, vous incarnez des valeurs qui tirent les gens vers le haut quand beaucoup d'autres par facilité feraient le contraire. Mes compliments!

Ensuite, je suis allée me documenter sur internet et là encore une autre surprise, j'ai découvert votre monde sous-marin, et le fait que vous murmurez à l'oreille des momies...ce fut une belle rencontre intellectuelle! vous me faites penser à un personnage échappé d'une bande dessinée et qui a son monde bien à lui, comme moi, j'ai le mien en m'évadant. J'emprunte un monde souterrain, parallèle sans palier de décompression, inconnu de tous, insoupçonnable, et je m'en amuse.
Tout comme vous, je m'intéresse à l'Egypte antique depuis mes 15 ans mais je dois reconnaître que je n'ai pas consulté mes ouvrages depuis fort longtemps.
Vous m'avez émue en me ramenant à mes souvenirs d'enfant, la Calypso dont j'ai encore la bande son à l'oreille,
sera éternelle; au début des années 2000, j'ai retrouvé le bateau en cale sèche à la Rochelle me semble-t-il, et dans un état à faire pleurer. Je me souviens m'être fait la réflexion que l'on enterrait l'homme au bonnet rouge pour la seconde fois.
Votre théâtre est sous-marin quand le mien est devant mois à ciel ouvert, la fenêtre de mon bureau donne sur les Deux Frères.Vous respirez de l'air comprimé, quand moi, je respire l'air du temps,il ne se mesure pas en bouteille, mais il se vit dans l'instantané, dans un espace-temps furtif et fugitif. Je ne connais pas l'ivresse des profondeurs, mais je connais bien l'ivresse de la ronde infernale et incessante des éléments naturels à laquelle j'assiste quotidiennement.Je ne possède pas de sthétoscope, mais j'ai une plume qui danse, qui toussote quand elle est en mal d'inspiration, et qui livre ses pensées à une feuille de papier; j'agite les mots, les superpose, les contrarie, les réconcilie, comme des ombres chinoises sur une toile blanche, noir-blanc, blanc-noir...
Chez moi, pas de Jojo le mérou, ni de banc de sardines, mais un combattant bleuté qui évolue gracilement dans son aquarium; chez moi, pas de chat sacré d'Egypte, mais un chat de gouttière que je chéris;
Comme vous m'avez fait un beau cadeau, je vous ai livré un peu de mon monde sur grand écran, chose rare, tout comme vous l'êtes.
Si d'aventure vous arrimez votre sous-marin de poche au rocher d'une certaine presqu'île, alors j'aurais le plaisir de travailler pour vous et vous verrez la grande fille raisonnable que je suis.
J'en termine, je poste ce billet, vous parliez d'audace, la mienne est faite ce soir, en glissant ce pli sous la casquette du capitaine Haddock .
Monsieur, je vous témoigne ma gratitude et mon respect.
Sophie.